
E-ETHYLENE, transformer le CO₂ en éthylène pour une industrie durable
15 décembre 2025Des anticorps de lama pour traiter la schizophrénie : une avancée thérapeutique majeure
Touchant près de 1% de la population, la schizophrénie se manifeste le plus souvent chez les jeunes adultes, entre 20 et 30 ans. Les traitements disponibles ciblent principalement les systèmes de la dopamine et de la sérotonine, mais restent peu efficaces pour atténuer les troubles cognitifs (mémoire, attention, organisation) qui impactent pourtant fortement le quotidien des patients.
Une nouvelle piste thérapeutique prometteuse contre la schizophrénie vient d’émerger grâce à une technologie innovante développée au sein de l'Institut de Génomique Fonctionnelle (IGF - Université de Montpellier/CNRS), et accompagnée par la SATT AxLR depuis 2019.
Ce projet, porté par Philippe Rondard (chercheur Inserm) et Jean-Philippe Pin (chercheur CNRS), a bénéficié d’un investissement de 317 K€ de la SATT AxLR, couvrant les phases de développement en pré-maturation et maturation puis de post-maturation depuis 2023. Il s’inscrit dans une démarche de valorisation de la recherche académique vers des applications cliniques concrètes.
UNE INNOVATION DE RUPTURE : LES NANOCORPS DE LAMA
Les chercheurs ont conçu des nanocorps, dérivés d’anticorps naturellement présents chez les lamas, capables de traverser la barrière hémato-encéphalique, un défi majeur dans le traitement des maladies neurologiques. Ces mini-anticorps ciblent spécifiquement les récepteurs métabotropiques du glutamate de type 2 (les récepteurs mGlu2), impliqués dans la régulation de l’activité neuronale et les troubles cognitifs liés à la schizophrénie.
Injectés par voie périphérique (veineuse ou musculaire), les nanocorps atteignent efficacement le cerveau et ont démontré leur capacité à corriger les déficits cognitifs dans deux modèles précliniques de la maladie. Les effets sont visibles dès la première injection et perdurent plus d’une semaine.
Contrairement aux traitements actuels qui ciblent principalement les systèmes dopaminergiques et sérotoninergiques, cette approche agit directement sur les troubles cognitifs, un aspect souvent négligé et handicapant pour la qualité de vie des patients.
Publiés en juillet 2025 dans la revue Nature, ces résultats ouvrent la voie au développement d’antipsychotiques plus ciblés, potentiellement plus efficaces et susceptibles de limiter les effets secondaires associés aux traitements actuels. Cette avancée constitue une première preuve de concept préclinique prometteuse, laissant entrevoir des applications futures pour d’autres pathologies neurologiques. Des études cliniques restent toutefois indispensables pour confirmer l’efficacité et la sécurité de ces nanocorps chez l’être humain.


UN ACCOMPAGNEMENT CLÉ
En accompagnant les chercheurs sur ce projet depuis ses premières étapes, AxLR a joué un rôle clé dans la structuration, le financement et la protection intellectuelle pour la valorisation de cette innovation. Ce succès illustre parfaitement la mission de la SATT AxLR : transformer les découvertes scientifiques en solutions concrètes pour la santé publique.




